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Michel Dupart
RETRAITES. Une solution souple et adapté au 21e Siècle.
Quel est le mode de fonctionnement actuel?
Pour bénéficier d'une pension de retraite complète, un salarié devra cotiser 41 ans d’ici 2012.
Si un salarié part entre 60 et 65 ans
sans avoir atteint cette durée de cotisation, sa pension est réduite sous l'effet d'un double mécanisme : une réduction proportionnelle au nombre d'années manquantes; une réduction
supplémentaire, appelée "décote". Si à l'inverse, un salarié travaille plus longtemps que le nombre d'annuités nécessaires, il bénéficie d'une augmentation de sa pension appelée "surcote".
60 ans c’est l’âge légal de la retraite. C'est l'âge auquel un salarié peut partir à la retraite s'il le souhaite. Des exceptions, certains, ayant commencé à travailler très jeunes ou exerçant
des métiers particuliers, ont le droit de le faire plus tôt. Mais le montant de la pension dépendra de la durée de cotisation.
65 ans c’est l’âge de la retraite à taux plein. C'est l'âge auquel un salarié perçoit une retraite "à taux plein" même s'il n'a pas atteint la durée de cotisation nécessaire. Mais ce "taux plein"
signifie simplement qu'il ne subira pas de décote. En revanche, la réduction proportionnelle aux nombres de trimestres manquants lui sera appliquée.
70 ans c’est l’âge de la retraite d’office. C'est l'âge à partir duquel un employeur peut mettre un salarié à la retraite d'office. Cet âge limite a été relevé au 1er janvier 2009 de 65 à 70 ans.
Les employeurs doivent désormais interroger leurs salariés de 65 à 69 ans chaque année sur leur intention ou non de partir en retraite. Si le salarié exprime sa volonté de rester, il ne peut pas
être contraint durant l'année qui suit de partir en retraite, à moins d'être licencié pour "cause réelle et sérieuse".
Pour trouver une solution pérenne il est temps de répondre à deux types de questions.
Tout d’abord que voulons-nous pour demain, qu’est-ce qui est juste, qu’est-ce qui équitable? Ensuite comment y parvenir? Quelle est ou quelles sont les priorités, ou mettre le curseur?
Au vue du sujet il est clair qu’un consensus est nécessaire loin des positions partisanes. Lorsque l’on voit la complexité du sujet la première idée qu’y vient à l’esprit c’est qu’il va falloir énormément de sérénité, de dialogue pour réussir. Il n’y a pas de place pour la surenchère ou les positions bloquées. Il faudra être capable de s’écouter et de se comprendre.
Faisons un état des pistes possibles pour assurer la pérennité de notre système de retraite?
Allongement de la durée de cotisation au-delà de 41 ans. Recul de l’âge légal de la retraite au-delà de 60 ans. L’introduction d’une notion de pénibilité. Augmenter les cotisations vieillesse. Taxer l’intéressement, les bénéfices non réinvestis. Harmonisation du mode de calcul des retraites (basé sur les six derniers mois de salaire chez les fonctionnaires contre les 25 meilleures années dans le privé). Offrir des possibilités de complément de retraite sous forme de capitalisation.
L’heure est venue de faire preuve de pragmatisme, d’équité, de justice en toute liberté.
Tout est sur la table. Je suis pour explorer et exploiter toutes les options.
Equité et justice. C’est un ensemble de mesures qui apportera le meilleur résultat. Le premier point qui devrait pouvoir faire l’objet d’un consensus, c’est de gommer les différences entre public et privé. Mais dans le même temps il est aussi juste que les bénéfices non réinvestis et les stocks options soient taxés entre 3 et 5%. Enfin une part d’allongement de la durée de cotisation doit être mise en œuvre. Dans un premier temps jusqu'à 43 ans mais révisable en fonction de l’évolution de l’âge moyen de la population à la baisse comme à la hausse. L’augmentation des cotisations vieillesse n’est pas une bonne piste à mes yeux. Rajouter des taxes me semble inacceptable alors que la pression sur le niveau de vie est importante et n’est pas prête de s’arrêter étant une des conséquences de la compétition économique mondiale qui est la réalité du 21e Siècle.
Liberté. Nous avons le taux le plus faible d'employabilité des plus de 55 ans en Europe. De plus il y a de moins en moins de personnes ayant commencé à travailler très jeune. Aujourd’hui pour la très grande majorité des Français soit vous n’êtes plus dans le circuit du travail soit vous faites tout pour obtenir la retraite à taux plein. Le point de l’âge légal des 60 ans concerne ou concernera donc une minorité. Je suis donc pour le recul de l’âge légal de la Retraite entre 62 et 65 ans (à négocier). Mais en contrepartie je propose de baisser de 1% par an les cotisations sociales des entreprises sur les seniors à partir de 55 ans. De cette manière nous offrons une vraie liberté de choix.
Sur ce
sujet nous jouons tous dans la même équipe, il faut s’encourager, se serrer les coudes pour gagner tous ensemble le droit à une retraite bien mérité.
Michel Dupart
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